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15 août 2006

Ca va être ta fête Mary L!


 Bonne fête

ma toute belle!

 

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14 août 2006

Aujourd'hui

Aujourd'hui cela fait quatre mois jour pour jour. Quatre mois que notre vie a basculé, quatre mois que notre univers a pris d'autres couleurs.

Il a d'abord fallu intégrer l'information et tous ses sous-entendus. Les premiers jours, je me souviens que lorsque j'étais seule, je me répétais intérieurement " Elle a un cancer, Elle a un cancer " pour m'entendre dire les mots et pour accepter l'innaceptable plus rapidement. Et je me répétais inlassablement aussi " Elle ne va pas mourir, elle ne va pas mourir, on va se battre ", parfois ça devenait "pourvu que" mais je chassais bien vite cette pensée-là: comme disent les gamins, c'était TROP.

On venait tout juste d'emménager et nos cartons n'étaient même pas tous rangés encore -  d'ailleurs ils ne le sont toujours pas - et nous avions à peine eu le temps de faire de notre nouveau chez nous un lieu confortable et accueillant. Priorité avait été donnée à la propreté des lieux, à la finition des travaux de rénovation et à l'installation des enfants, de la cuisine, des salles de bain, de la salle à manger. Après deux ans et demi de recherche pour trouver la maison de nos rêves, nous y étions enfin, en dépit de tout.

En dépit du handicap et des difficultés professionnelles qui sont mon lot depuis quelques années. En dépit des rapports difficiles avec sa famille, quand ils ne s'en prennent pas directement aux enfants en leur montant le bourrichon contre leur mère, je cite " Ce n'est pas bien ce que ta mère fait, s'il n'y avait pas la prière, je serais déjà morte à l'heure qu'il est ". Avec ça le môme nous revient cassé, déstabilisé en profondeur, avec des " Je ne sais plus qui aimer, je ne sais plus qui croire, je suis perdu". Et il faut s'y rendre en urgence pour remettre les pendules à l'heure (à 300 km tout de même), et menacer de ne plus jamais les laisser approcher les gamins si ça se reproduit.

En dépit de l'attaque en justice du père des gosses pour tenter de les prendre entièrement avec lui: dès qu'il a su notre bonne fortune, il était hors de question qu'il la laissât être très heureuse, il fallait qu'elle en bave encore un peu je suppose. Un divorce difficile sur des années ne lui avait pas suffi, ni de tenter de lui prendre jusqu'à sa chemise! Le vrai problème étant l'homosexualité, qu'il n'a pas supportée. Evoquée en justice dans l'espoir de se voir attribuer la garde totale avec la couronne de lauriers en plus, une veine que les moeurs aient évolué et que nous soyons tombées sur un juge humain... Il devrait tout de même se poser la question de savoir pourquoi il a épousé une lesbienne en connaissance de cause. Et pourquoi il n'a pas supporté pas qu'elle parte le jour où elle s'est rendue compte que décidément non, elle ne pouvait plus jouer à l'hétéro plus longtemps et qu'elle devait mener sa vie avant d'être trop vieille pour ça. Au moins elle a été assez honnête et courageuse pour demander cette séparation avant d'avoir rencontré qui que ce soit. Et bien sa sincérité, il lui a fait payer très cher: que de reproches, de silences qui tuent auprès des enfants ou de remarques atroces: "Votre mère NOUS a abandonnés". Et ça continue avec des "De toute façon les enfants ne sont pas heureux chez toi" "Les enfants n'aiment pas Happy" "Je ne veux pas qu'elle s'occupe d'eux", etc... Cela fait sept ans que ça dure, à force ça me fatigue...

Avec tout ça ma brune a de quoi être tombée malade, attaquée en permanence dans sa fonction de mère, "quand on est comme toi, on ne fait pas d'enfants" "ah bon c'est avec toi que j'ai fait les enfants, je ne m'en rappelle plus..." , de femme "ah non, non, je ne referai pas ma vie, de toute façon les femmes on ne peut pas leur faire confiance" - parfaite pour l'éducation des enfants cette remarque - , d'être humain "si tu avais été normale...". Ce qui bien sûr génère de bien grandes difficultés avec les enfants! On ne peut pas dire non plus qu'ils débordent d'affection envers leur mère: on leur a tellement dit qu'il ne fallait pas l'aimer...  Il paraît qu'à force d'être maltraitée et niée dans sa vérité, une femme peut ne plus avoir d'autre recours que de tomber malade pour se faire entendre! Et comme l'organe qui symbolise le plus la féminité et la maternité, c'est le sein, sans commentaires! Si. Juste l'énorme proportion de ces cancers dans la population... Il y en a donc tant que cela qui sont bafouées, ignorées, vilipendées?

Et puis le temps passe, le traitement avance, étape par étape, et nous apprenons à vivre avec l'épée suspendue au dessus de nos têtes. Et oh surprise! à l'oublier même parfois. Le bonheur reprend ses droits et la vie continue, en dépit des mauvaises semaines. Et nous mesurons notre chance: à six mois près, nous étions en pleins travaux et pas encore dans les murs et ça aurait été tellement pire! Si Elle n'avait pas eu mal et senti un truc bizarre, on aurait tout compris plus tard, trop sûrement... Voir le bon côté des choses. Voir qu'on est ensemble et que notre amour résiste à ce défi de la vie. Rien de tel qu'une bonne grosse tuile pour en mesurer la force! Une amie touchée elle aussi avertissait son mari il y a peu: "Avec ce cancer, pour notre couple c'est le test, ça passe ou ça casse" !

Oh il y a des moments de découragement, mais ça aussi, ça fait partie de la vie. Tout passe, donc la tristesse aussi. Le gris, le noir, laissent place au bleu, au rouge, au vert. Dans sa chaise longue au jardin, elle peut se remplir du vert de nos arbres, des couleurs vives de nos fleurs, du chant des oiseaux et du calme de notre village. Méditation sereine et paisible, à peine entrecoupée par un aboiement au loin ou un ris d'enfant. Et puis il y a le boulot qui continue pour moi (pô pris de vacances depuis août 2005...), une vraie colonne vertébrale, une aire de repos mental en quelque sorte, oublier ses soucis pour se centrer sur autre chose, sur d'autres. Etre utile, se nettoyer l'âme, donner, recevoir, laisser la vie couler à flots dans les directions qui se présentent. Travailler au jardin. Gérer le quotidien. Heureusement.

N'empêche que l'homophobie, ça fait bien des dégâts. Beaucoup trop. Marre de l'ignorance, de la violence, verbale, physique. Les infos de ces dernières semaines, déplorables, profondément attristantes. C'est bien pour ça, témoignons de nos vies, témoignez des vôtres. Existez aux yeux des autres pour qu'ils vous laissent vivre libres. Faites vous respecter. Par tous. Ne nous laissons pas enfermer dans la haine.

Et puis, hein, quoi? Déjà un mois de passé depuis mon anniv? En plus je vieillis... Manquait plus que ça! Comment ça, ça se voit à quoi qu'aujourd'hui je n'ai pas le moral?

12 août 2006

Mots d'enfants (V)

Happy: "Alors vous avez pensé à appeler votre père aujourd'hui!"

Enfants en choeur: "Ouiiiiii!"

Junior: "Moi je lui ai dit pour la piscine et que je fais plein de progrès. Que je fais de la brasse, du crawl et du dos, et que le dos j'y arrive bien!"

Champion: "Et moi je lui ai dit quand maman m'a emmené avec les voisins voir le film "Pirate des Caraïbes" et qu'elle nous a laissés au cinéma tous les trois, et que c'était super! Et qu'ils nous invitaient souvent et qu'on s'amusait bien dans leur piscine ou au ping-pong!"

Happy: "Et tu as dit que tu révisais tes maths et ton anglais avec moi?"

Champion: "Ah ben non, hein, j'ai dit que c' qui m' plaisait!"

Et pan, dans les dents! Le pire c'est que c'est lui qui m'a demandé pour l'anglais! J'en déduis donc qu'il n'a pas dû dire non plus que sa mère lui apprend à repasser son linge...

Mots d'enfants (IV)

Junior (yeux brillants, ton rigolard): "Tu sais maman, quand j'attésouaie, et bien en même temps c'est rigolo des fois je pète!"

Mary L: "Quand tu quoi?"

Junior (ton irrité, ben pourtant c'est évident, m'enfin elle est bouchée au quoi): "Quand j'attésouaie!"

Happy (j'ai toujours une oreille qui traîne, comme tous les gens qui y voient mal): "Hum, hum, ça ne serait pas quand tu éternues par hasard?"

Junior (air innocent): "Ben si, c'est ça que j'ai dit!"

Quelle mauvaise foi...

Atchouuum! Faudrait pas que j' m'enrhume, tiens moi!

11 août 2006

Le Maître dit :

" Lorsque nous sentons qu'est venue l'heure du changement, nous nous repassons inconsciemment le film de tous les échecs que nous avons connus jusque là.
" Et, bien sûr, à mesure que nous vieillissons, la part des moments difficiles l'emporte. Mais, en même temps, l'expérience nous a donné les moyens de surmonter ces échecs et de trouver le chemin qui nous permet d'aller plus loin. Il nous faut aussi insérer cette cassette ci dans notre magnétoscope mental.
" Si nous ne regardons que le film de nos échecs, nous restons paralysés. Si nous ne regardons que le film de notre expérience, nous finirons par nous croire plus sages que nous ne le sommes en réalité.
" Nous avons besoin des deux cassettes."

Paulo Coelho
(Maktub, 2004)

17:14 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Littérature

10 août 2006

Je vous ai vus!!!............................................ ............ C'est comme ça que vous bossez?

11:00 Publié dans Frivolidad | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Faut rigoler!

09 août 2006

Soyons clairs

Juste une mise au point... 

Une fois de plus,  j'ai entendu qu'il y a des hommes et des femmes et que, je cite, "on a le choix". Comme si être homosexuel, c'était faire un choix! De là à dire qu'on aurait pu l'éviter, il n'y a qu'un pas, que certains n'hésitent pas à franchir d'ailleurs (cf. les délicieux rapports que j'entretiens avec ma belle-famille, par exemple). Soupir....

Ben non!

Comme je ne vis pas en ghetto homo, il y a autour de moi, parmi mes amies et relations, des femmes que la bite et les couilles font courir, que les hommes font fondre et qui se damneraient pour qu'un mec les plaque sur leur torse viril et velu! Il y a des femmes qui fondent pour ce mec en admirant sa fragilité affective et sa maladresse "si touchante" (je cite) à exprimer ses émotions, même si le même mec les fait chier à mort dix ou vingt ans plus tard, parce qu'il en est toujours au même point, que ce n'est plus touchant, mais crispant à hurler, voire que ça a creusé un fossé infranchissable entre eux deux et que c'est la guerre tous les jours. Heureusement pour mes copines, certaines ont trouvé la perle rare, le gars vraiment attentionné et humain, et sont très heureuses en couple. Oui, oui, je rassure les hétéros célibattantes, ça existe, mais ne vous faites pas trop d'illusions, celles qui en ont trouvé un comme ça ne sont pas près de le lâcher! (Comment ça je vous déprime???)

Et puis il y a les nanas comme moi. Nous, ce n'est pas ça qui nous fait courir. Nan. Nous, c'est le sourire d'une femme, la douceur de sa peau, le velours de son sexe, son plaisir, sa joie et son abandon dans nos bras. Et c'est de lui offrir la pareille. Les mecs, on ne leur veut pas de mal, non, non. Mais on n'en veut pas dans notre lit, dans nos bras, contre notre peau. Pourquoi c'est comme ça? Parce que c'est comme ça. En tout cas, ça fait un bout de temps que je ne me pose plus la question! Pourquoi t'aimes les haricots verts toi et d'autres pas, hein?

Et puis chaque matin je me réveille auprès de mon aimée et c'est la fête et la joie renouvelées. C'est une nouvelle journée de bonheur qui commence. Si parfois elle commence avec des peines et des larmes, parce que la vie n'est pas toujours tendre, c'est ensemble que nous les traversons et cela rend tout plus léger et accessible. C'est Elle et personne d'autre, parce qu'Elle est la plus belle aux yeux de mon coeur, parce qu'auprès d'Elle je suis en paix. Parce que La voir et La faire sourire sont deux très bonnes raisons de vivre. Je m'y sens à ma place. Je suis arrivée là où je puis ETRE enfin pleinement. Et seule une femme déclenche en moi cette magie et cette rencontre avec l'amour. Tant pis si ça vous dérange, je ne crois pourtant rien faire qui choque la morale. 

Alors non, ce n'est pas un choix. CELA EST.

Un point c'est tout. 

08 août 2006

Mots d'enfants (III)

Arrêtez de vous battre! Champion ça suffit, ne te moque pas de ton frère! Et toi Junior, je t'ai vu donner un coup de poing/pied/boule! Vous allez vous faire mal! Si, je t'ai vu! Ah c'est malin, il pleure maintenant! Ca sufffiiiiiiiit!

C'est toute la journée comme ça! Ex-té-nuant! 

Toujours est-il que l'autre soir, nous allions manger le dessert, un melon que Mary L préparait dans la cuisine pendant que je rangeais quelques bricoles dans le lave-vaisselle. Les deux gamins restés attablés dans le jardin en ont bien vite profité pour se chamailler, comme souvent lorsque nous les laissons seuls à table. Et ça a dégénéré en partie de 'et j't'attrappe la main et j'te tords les doigts, et j'te file une baffe et je manque de casser la chaise dans la tentative d'évitement du coup suivant'. Juste au moment où je passe le nez dehors pour voir de quoi il retourne, leur mère accourt, alertée par les cris du petit, qui en rajoute toujours un peu dans le mode hurlement d'écorché vif, n'étant pourtant pas le dernier à rouer l'autre de coups. Excédée, sa patience s'étant grandement élimée au fil de la journée, elle hurle: "Vous êtes privés de dessert!" Mais ça l'ennuie un peu de les priver d'un dessert qu'ils aiment, elle se reprend: "Ou plutôt non! Champion, 100 lignes, Junior, 50 lignes: je ne dois pas frapper mon frère! Sinon pas de melon!"

Champion: " Mmmm... Ca veut dire que si on veut pas de melon, on les fait pas les lignes? "

Mary L, sûre de son fait (vont tout de même pas se priver tout seuls!): " Pas de lignes, pas de melon! Pas de melon, pas de lignes! Vous aurez une punition, j'en ai par-dessus la tête que vous vous battiez sans arrêt!"

Champion, inattendu (il nous cueille là, d'habitude il a toujours faim, mais il est vrai que lui c'est plutôt pour des fraises qu'il se damnerait) et puis après deux énormes ventrées de pâtes, on ne peut pas vraiment dire qu'il meure de faim...: "Oh ben alors je vais me coucher! Bonne nuit tout le monde."

Junior: " Euh ben moi aussi (il ne veut pas être de reste face à son frère, mais c'est dur car il adoooore TOUS les fruits). Enfin euh... pour trente lignes, j'en veux bien du melon!

Pas de chance pour lui, Mary L a été intransigeante. Ce n'était pas le moment, elle est vannée cette semaine... Le gosse a sa fierté et est monté en soupirant dans sa chambre. C'est un peu plus tard dans la soirée qu'elle en a bien ri! Sacré môme! On vient de découvrir qu'on élève un marchand de tapis!

07 août 2006

Parce que c'est beau

Prière au sommeil

Somme, doux repos de nos yeux.
Aimé des hommes et des dieux,
Fils de la Nuit et du Silence,
Qui peux les esprits délier,
Qui fais les soucis oublier,
Endormant toute violence.

Approche, ô Sommeil désiré !
Las ! c'est trop longtemps demeuré :
La nuit est à demi passée,
Et je suis encore attendant
Que tu chasses le soin mordant,
Hôte importum de ma pensée.

Clos mes yeux, fais-moi sommeiller,
Je t'attends sur mon oreiller,
Où je tiens la tête appuyée :
Je suis dans mon lit sans mouvoir,
Pour mieux ta douceur recevoir,
Douceur dont la peine est noyée.

Hâte-toi, Sommeil, de venir :
Mais qui te peut tant retenir ?
Rien en ce lieu ne te retarde,
Le chien n'aboie ici autour,
Le coq n'annonce point le jour,
On n'entend point l'oie criarde.

Un petit ruisseau doux-coulant
A dos rompu se va roulant,
Qui t'invite de son murmure,
Et l'obscurité de la nuit,
Moite, sans chaleur et sans bruit,
Propre au repos de la nature.

Chacun hors que moi seulement,
Sent ore quelque allégement
Par le doux effort de tes charmes :
Tous les animaux travaillés
Ont les yeux fermés et sillés,
Seuls les miens sont ouverts aux larmes.

Si tu peux, selon ton désir,
Combler un homme de plaisir
Au fort d'une extrême tristesse,
Pour montrer quel est ton pouvoir,
Fais-moi quelque plaisir avoir
Durant la douleur qui m'oppresse.

Si tu peux nous représenter
Le bien qui nous peut contenter,
Séparé de longue distance,
Ô somme doux et gracieux !
Représente encore à mes yeux
Celle dont je pleure l'absence.

Que je voie encor ces soleils,
Ce lis et ces boutons vermeils,
Ce port plein de majesté sainte ;
Que j'entr'oie encor ces propos,
Qui tenaient mon coeur en repos,
Ravi de merveille et de crainte.

Le bien de la voir tous les jours
Autrefois était le secours
De mes nuits, alors trop heureuses ;
Maintenant que j'en suis absent,
Rends-moi par un songe plaisant
Tant de délices amoureuses.

Si tous les songes ne sont rien,
C'est tout un, ils me plaisent bien :
J'aime une telle tromperie.
Hâte-toi donc, pour mon confort;
On te dit frère de la Mort,
Tu seras père de ma vie.

Mais, las ! je te vais appelant,
Tandis la nuit en s'envolant
Fait place à l'aurore vermeille :
O Amour ! tyran de mon coeur,
C'est toi seul qui par ta rigueur
Empêches que je ne sommeille.

Hé ! quelle étrange cruauté !
Je t'ai donné ma liberté,
Mon coeur, ma vie, et ma lumière,
Et tu ne veux pas seulement
Me donner pour allégement
Une pauvre nuit tout entière ?

 

Celui que l'Amour range à son commandement

Celui que l'Amour range à son commandement
Change de jour en jour de façon différente.
Hélas ! j'en ai bien fait mainte preuve apparente,
Ayant été par lui changé diversement.

Je me suis vu muer, pour le commencement,
En cerf qui porte au flanc une flèche sanglante,
Depuis je devins cygne, et d'une voix dolente
Je présageais ma mort, me plaignant doucement.

Après je devins fleur, languissante et penchée,
Fuis je fus fait fontaine aussi soudain séchée,
Epuisant par mes yeux toute l'eau que j'avais.

Or je suis salamandre et vis dedans la flamme,
Mais j'espère bientôt me voir changer en voix,
Pour dire incessamment les beautés de Madame.

 

Philippe DESPORTES (1546-1606)
(Recueil : Les amours de Diane) 

23:20 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature

06 août 2006

Et vous?



Moi ça me fait marrer! 
 


 Surtout si c'est le destin du vatican... 

23:30 Publié dans Frivolidad | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Faut rigoler!

02 août 2006

En personne!

J’ai donc enterré ma vie de trentenaire à coup de rouge et de blanc. Mais même si ça en a la couleur, ce n’est pas du vin qu’ils mettent dans les perf, et encore moins du champagne ! Par contre, la gueule de bois le soir, le lendemain et les jours qui suivent…

Mais bon ! Après ça, je vais être décapée, toute neuve pour repartir pour au moins quarante autres années!* Comme les bébés, je n’ai pas encore de cheveux** et je passe mon temps entre mon lit et mon transat!

Hier, le passage des produits de chimio s’est bien passé. Par contre hier soir, j’ai trop tardé à prendre un anti-émétique et du coup, j’ai commencé à repeindre les murs du couloir, mais cette déco ne plaît pas à Happy! Elle a tout nettoyé!*** J’ai passé la nuit dans ma chaise longue pour avoir le buste incliné afin d'éviter que ça ne recommence.**** Aujourd’hui, je me repose et ne mange que des fruits avec quelques petits biscuits.*****

Happy m’a bien gâtée!****** Elle m’a offert une très belle montre.

Je récupère Champion et Junior demain, à moitié dévorés par les moustiques!*******

Mary L 

 

Notes d' Happy:

*  Y a intérêt!

** Tss, à certains détails, je sais bien que c'est pas un bébé du tout! Comment ça, quels détails?

***  Nan la nouvelle déco elle me plaisait pô du tout!

**** Nan nan nan, pô recommencer! Pas ça! Au se-cours!

***** Ca ne me suffit pas à moi, soupir... 

******  Elle est contente, elle est contente, elle est contente, youpeeeee!

*******  Ah bon, pas complètement? Non, je plaisante! Que ferait-on sans eux? Aucune remise en question, jamais d'ego attaqué par leurs petites remarques assassines, aucun nouveau défi? Qu'est-ce qu'on s'ennuierait!

********  Je vous ai bien eu, celui-ci n'existe pas! 

C'est son anni - ver - saiiii - reuh!

Certains de nos amis ont déjà pensé à toi
et t'encouragent également dans ton combat:
medium_Carte-Antonia2.jpg
 
La maladie? On l'aura!

medium_humour07.2.jpg
 
Pas de gâteau aujourd'hui?
Qu'à cela ne tienne, j'ai ce qu'il te faut 
 
medium_Assiette_Crudites.jpg
 
 
 
medium_Brochette_fruits_saison.2.jpg
 
Et pour arroser ça
 
medium_Coca_verre.jpg
 
On fera la fête quand même
en toute sérénité
avec mes bras pour te choyer
mon amour ! 
  
medium_Saint_Valentin.jpg
 
JOYEUX ANNIVERSAIRE
 
MARY L !
 

00:00 Publié dans Aimer | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : anniv

01 août 2006

Gemme! (II)

Le bonheur

Si tu ne trouves pas le bonheur,
c’est peut-être que tu le cherches ailleurs...
Ailleurs que dans tes souliers.
Ailleurs que dans ton foyer.

Selon toi, les autres sont plus heureux.
Mais, toi, tu ne vis pas chez eux.
Tu oublies que chacun a ses tracas.
Tu n’aimerais sûrement pas mieux leur cas.

Comment peux-tu aimer la vie
si ton coeur est plein d’envie,
si tu ne t’aimes pas,
si tu ne t’acceptes pas ?

Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute,
c’est de rêver d’un bonheur trop grand.
Sache cueillir le bonheur au compte-gouttes :
ce sont de toutes petites qui font les océans.

Ne cherche pas le bonheur dans tes souvenirs.
Ne le cherche pas non plus dans l’avenir.
Cherche le bonheur dans le présent.
C’est là et là seulement qu’il t’attend.

Le bonheur, ce n’est pas un objet
que tu peux trouver quelque part hors de toi.
Le bonheur, ce n’est qu’un projet
qui part de toi et se réalise en toi.

Il n’existe pas de marchands de bonheur.
Il n’existe pas de machines à bonheur.
Il existe des gens qui croient au bonheur.
Ce sont ces gens qui font eux-mêmes leur bonheur.

Si, dans ton miroir, ta figure te déplaît,
à quoi te sert de briser ton reflet ?
Ce n’est pas ton miroir qu’il faut casser.
C’est toi qu’il faut changer !

Charles-Eugène PLOURDE, Une lumière sur mes pas,
Trois-Rivières 2003

18:10 Publié dans Aimer | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Propos

Tout est relatif

CHANCE ou MALCHANCE ?

Un habitant du nord de la Chine vit un jour son cheval s’échapper et passer de l’autre côté de la frontière. Le cheval fut considéré comme perdu.

A ses voisins qui venaient lui présenter leur sympathie, le vieil homme répondit :

" La perte de mon cheval est certes un grand malheur. Mais qui sait si dans cette malchance ne se cache pas une chance ?"

Quelques mois plus tard, le cheval revint accompagnée d’une magnifique jument. Les voisins félicitèrent l’homme, qui leur dit, impassible :

" Est-ce une chance, ou est-ce une malchance ?"

Le fils unique du vieil homme fut pris d’une véritable passion pour la jument. Il la montait très souvent et finit un jour par se casser la jambe pour de bon.

Aux condoléances des voisins, l’homme répondit, imperturbable :

" Et si cet accident était une chance pour mon fils ?"

L’année suivante les Huns envahirent le nord du pays. Tous les jeunes du village furent mobilisés et partirent au front. Aucun n’en revint. Le fils estropié du vieil homme, non mobilisable, fut le seul à échapper à l’hécatombe.

(d’après Hoài-Nam-Tu)

18:05 Publié dans Frivolidad | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Propos