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12 août 2006

Mots d'enfants (V)

Happy: "Alors vous avez pensé à appeler votre père aujourd'hui!"

Enfants en choeur: "Ouiiiiii!"

Junior: "Moi je lui ai dit pour la piscine et que je fais plein de progrès. Que je fais de la brasse, du crawl et du dos, et que le dos j'y arrive bien!"

Champion: "Et moi je lui ai dit quand maman m'a emmené avec les voisins voir le film "Pirate des Caraïbes" et qu'elle nous a laissés au cinéma tous les trois, et que c'était super! Et qu'ils nous invitaient souvent et qu'on s'amusait bien dans leur piscine ou au ping-pong!"

Happy: "Et tu as dit que tu révisais tes maths et ton anglais avec moi?"

Champion: "Ah ben non, hein, j'ai dit que c' qui m' plaisait!"

Et pan, dans les dents! Le pire c'est que c'est lui qui m'a demandé pour l'anglais! J'en déduis donc qu'il n'a pas dû dire non plus que sa mère lui apprend à repasser son linge...

Mots d'enfants (IV)

Junior (yeux brillants, ton rigolard): "Tu sais maman, quand j'attésouaie, et bien en même temps c'est rigolo des fois je pète!"

Mary L: "Quand tu quoi?"

Junior (ton irrité, ben pourtant c'est évident, m'enfin elle est bouchée au quoi): "Quand j'attésouaie!"

Happy (j'ai toujours une oreille qui traîne, comme tous les gens qui y voient mal): "Hum, hum, ça ne serait pas quand tu éternues par hasard?"

Junior (air innocent): "Ben si, c'est ça que j'ai dit!"

Quelle mauvaise foi...

Atchouuum! Faudrait pas que j' m'enrhume, tiens moi!

11 août 2006

Le Maître dit :

" Lorsque nous sentons qu'est venue l'heure du changement, nous nous repassons inconsciemment le film de tous les échecs que nous avons connus jusque là.
" Et, bien sûr, à mesure que nous vieillissons, la part des moments difficiles l'emporte. Mais, en même temps, l'expérience nous a donné les moyens de surmonter ces échecs et de trouver le chemin qui nous permet d'aller plus loin. Il nous faut aussi insérer cette cassette ci dans notre magnétoscope mental.
" Si nous ne regardons que le film de nos échecs, nous restons paralysés. Si nous ne regardons que le film de notre expérience, nous finirons par nous croire plus sages que nous ne le sommes en réalité.
" Nous avons besoin des deux cassettes."

Paulo Coelho
(Maktub, 2004)

17:14 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Littérature

10 août 2006

Je vous ai vus!!!............................................ ............ C'est comme ça que vous bossez?

11:00 Publié dans Frivolidad | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Faut rigoler!

09 août 2006

Soyons clairs

Juste une mise au point... 

Une fois de plus,  j'ai entendu qu'il y a des hommes et des femmes et que, je cite, "on a le choix". Comme si être homosexuel, c'était faire un choix! De là à dire qu'on aurait pu l'éviter, il n'y a qu'un pas, que certains n'hésitent pas à franchir d'ailleurs (cf. les délicieux rapports que j'entretiens avec ma belle-famille, par exemple). Soupir....

Ben non!

Comme je ne vis pas en ghetto homo, il y a autour de moi, parmi mes amies et relations, des femmes que la bite et les couilles font courir, que les hommes font fondre et qui se damneraient pour qu'un mec les plaque sur leur torse viril et velu! Il y a des femmes qui fondent pour ce mec en admirant sa fragilité affective et sa maladresse "si touchante" (je cite) à exprimer ses émotions, même si le même mec les fait chier à mort dix ou vingt ans plus tard, parce qu'il en est toujours au même point, que ce n'est plus touchant, mais crispant à hurler, voire que ça a creusé un fossé infranchissable entre eux deux et que c'est la guerre tous les jours. Heureusement pour mes copines, certaines ont trouvé la perle rare, le gars vraiment attentionné et humain, et sont très heureuses en couple. Oui, oui, je rassure les hétéros célibattantes, ça existe, mais ne vous faites pas trop d'illusions, celles qui en ont trouvé un comme ça ne sont pas près de le lâcher! (Comment ça je vous déprime???)

Et puis il y a les nanas comme moi. Nous, ce n'est pas ça qui nous fait courir. Nan. Nous, c'est le sourire d'une femme, la douceur de sa peau, le velours de son sexe, son plaisir, sa joie et son abandon dans nos bras. Et c'est de lui offrir la pareille. Les mecs, on ne leur veut pas de mal, non, non. Mais on n'en veut pas dans notre lit, dans nos bras, contre notre peau. Pourquoi c'est comme ça? Parce que c'est comme ça. En tout cas, ça fait un bout de temps que je ne me pose plus la question! Pourquoi t'aimes les haricots verts toi et d'autres pas, hein?

Et puis chaque matin je me réveille auprès de mon aimée et c'est la fête et la joie renouvelées. C'est une nouvelle journée de bonheur qui commence. Si parfois elle commence avec des peines et des larmes, parce que la vie n'est pas toujours tendre, c'est ensemble que nous les traversons et cela rend tout plus léger et accessible. C'est Elle et personne d'autre, parce qu'Elle est la plus belle aux yeux de mon coeur, parce qu'auprès d'Elle je suis en paix. Parce que La voir et La faire sourire sont deux très bonnes raisons de vivre. Je m'y sens à ma place. Je suis arrivée là où je puis ETRE enfin pleinement. Et seule une femme déclenche en moi cette magie et cette rencontre avec l'amour. Tant pis si ça vous dérange, je ne crois pourtant rien faire qui choque la morale. 

Alors non, ce n'est pas un choix. CELA EST.

Un point c'est tout. 

08 août 2006

Mots d'enfants (III)

Arrêtez de vous battre! Champion ça suffit, ne te moque pas de ton frère! Et toi Junior, je t'ai vu donner un coup de poing/pied/boule! Vous allez vous faire mal! Si, je t'ai vu! Ah c'est malin, il pleure maintenant! Ca sufffiiiiiiiit!

C'est toute la journée comme ça! Ex-té-nuant! 

Toujours est-il que l'autre soir, nous allions manger le dessert, un melon que Mary L préparait dans la cuisine pendant que je rangeais quelques bricoles dans le lave-vaisselle. Les deux gamins restés attablés dans le jardin en ont bien vite profité pour se chamailler, comme souvent lorsque nous les laissons seuls à table. Et ça a dégénéré en partie de 'et j't'attrappe la main et j'te tords les doigts, et j'te file une baffe et je manque de casser la chaise dans la tentative d'évitement du coup suivant'. Juste au moment où je passe le nez dehors pour voir de quoi il retourne, leur mère accourt, alertée par les cris du petit, qui en rajoute toujours un peu dans le mode hurlement d'écorché vif, n'étant pourtant pas le dernier à rouer l'autre de coups. Excédée, sa patience s'étant grandement élimée au fil de la journée, elle hurle: "Vous êtes privés de dessert!" Mais ça l'ennuie un peu de les priver d'un dessert qu'ils aiment, elle se reprend: "Ou plutôt non! Champion, 100 lignes, Junior, 50 lignes: je ne dois pas frapper mon frère! Sinon pas de melon!"

Champion: " Mmmm... Ca veut dire que si on veut pas de melon, on les fait pas les lignes? "

Mary L, sûre de son fait (vont tout de même pas se priver tout seuls!): " Pas de lignes, pas de melon! Pas de melon, pas de lignes! Vous aurez une punition, j'en ai par-dessus la tête que vous vous battiez sans arrêt!"

Champion, inattendu (il nous cueille là, d'habitude il a toujours faim, mais il est vrai que lui c'est plutôt pour des fraises qu'il se damnerait) et puis après deux énormes ventrées de pâtes, on ne peut pas vraiment dire qu'il meure de faim...: "Oh ben alors je vais me coucher! Bonne nuit tout le monde."

Junior: " Euh ben moi aussi (il ne veut pas être de reste face à son frère, mais c'est dur car il adoooore TOUS les fruits). Enfin euh... pour trente lignes, j'en veux bien du melon!

Pas de chance pour lui, Mary L a été intransigeante. Ce n'était pas le moment, elle est vannée cette semaine... Le gosse a sa fierté et est monté en soupirant dans sa chambre. C'est un peu plus tard dans la soirée qu'elle en a bien ri! Sacré môme! On vient de découvrir qu'on élève un marchand de tapis!

07 août 2006

Parce que c'est beau

Prière au sommeil

Somme, doux repos de nos yeux.
Aimé des hommes et des dieux,
Fils de la Nuit et du Silence,
Qui peux les esprits délier,
Qui fais les soucis oublier,
Endormant toute violence.

Approche, ô Sommeil désiré !
Las ! c'est trop longtemps demeuré :
La nuit est à demi passée,
Et je suis encore attendant
Que tu chasses le soin mordant,
Hôte importum de ma pensée.

Clos mes yeux, fais-moi sommeiller,
Je t'attends sur mon oreiller,
Où je tiens la tête appuyée :
Je suis dans mon lit sans mouvoir,
Pour mieux ta douceur recevoir,
Douceur dont la peine est noyée.

Hâte-toi, Sommeil, de venir :
Mais qui te peut tant retenir ?
Rien en ce lieu ne te retarde,
Le chien n'aboie ici autour,
Le coq n'annonce point le jour,
On n'entend point l'oie criarde.

Un petit ruisseau doux-coulant
A dos rompu se va roulant,
Qui t'invite de son murmure,
Et l'obscurité de la nuit,
Moite, sans chaleur et sans bruit,
Propre au repos de la nature.

Chacun hors que moi seulement,
Sent ore quelque allégement
Par le doux effort de tes charmes :
Tous les animaux travaillés
Ont les yeux fermés et sillés,
Seuls les miens sont ouverts aux larmes.

Si tu peux, selon ton désir,
Combler un homme de plaisir
Au fort d'une extrême tristesse,
Pour montrer quel est ton pouvoir,
Fais-moi quelque plaisir avoir
Durant la douleur qui m'oppresse.

Si tu peux nous représenter
Le bien qui nous peut contenter,
Séparé de longue distance,
Ô somme doux et gracieux !
Représente encore à mes yeux
Celle dont je pleure l'absence.

Que je voie encor ces soleils,
Ce lis et ces boutons vermeils,
Ce port plein de majesté sainte ;
Que j'entr'oie encor ces propos,
Qui tenaient mon coeur en repos,
Ravi de merveille et de crainte.

Le bien de la voir tous les jours
Autrefois était le secours
De mes nuits, alors trop heureuses ;
Maintenant que j'en suis absent,
Rends-moi par un songe plaisant
Tant de délices amoureuses.

Si tous les songes ne sont rien,
C'est tout un, ils me plaisent bien :
J'aime une telle tromperie.
Hâte-toi donc, pour mon confort;
On te dit frère de la Mort,
Tu seras père de ma vie.

Mais, las ! je te vais appelant,
Tandis la nuit en s'envolant
Fait place à l'aurore vermeille :
O Amour ! tyran de mon coeur,
C'est toi seul qui par ta rigueur
Empêches que je ne sommeille.

Hé ! quelle étrange cruauté !
Je t'ai donné ma liberté,
Mon coeur, ma vie, et ma lumière,
Et tu ne veux pas seulement
Me donner pour allégement
Une pauvre nuit tout entière ?

 

Celui que l'Amour range à son commandement

Celui que l'Amour range à son commandement
Change de jour en jour de façon différente.
Hélas ! j'en ai bien fait mainte preuve apparente,
Ayant été par lui changé diversement.

Je me suis vu muer, pour le commencement,
En cerf qui porte au flanc une flèche sanglante,
Depuis je devins cygne, et d'une voix dolente
Je présageais ma mort, me plaignant doucement.

Après je devins fleur, languissante et penchée,
Fuis je fus fait fontaine aussi soudain séchée,
Epuisant par mes yeux toute l'eau que j'avais.

Or je suis salamandre et vis dedans la flamme,
Mais j'espère bientôt me voir changer en voix,
Pour dire incessamment les beautés de Madame.

 

Philippe DESPORTES (1546-1606)
(Recueil : Les amours de Diane) 

23:20 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature