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26 mars 2007

Babyji

Abha Dawesar

Abha_dawesar_nb_001 À 33 ans, elle est l'auteur indien qui dérange. Avec Babyji, premier roman traduit en français, Abha Dawesar met en scène l'homosexualité féminine et la frénésie de séduction.

Votre héroïne est une lycéenne qui séduit une femme divorcée, puis laEho_dawesarc_1 servante de sa maison, et initie enfin à ses jeux la plus jolie fille de sa classe. Comment ce roman a-t-il été accueilli en Inde, que l'Occident imagine très puritaine?

L'Occident n'a pas forcément une vision très perspicace de l'Inde. Qui d'ailleurs, peut sérieusement prétendre saisir ce pays dans la totalité de ses cultures, de ses langues, de ses populations? L'Inde est traversée d'une quantité de contrastes, à mon avis sans équivalents dans le monde. C'est un pays jeune où plus des deux tiers des habitants ont moins de vingt-cinq ans : cela se répercute évidemment sur les mentalités. La croissance économique, le développement de technologies, l'arrivée des chaînes satellitaires, ont été facteurs de bouleversements importants. Mes personnages et le milieu dans lequel ils évoluent - la moyenne de Delhi - expriment ces changements. L'accueil réservé à Babyji a été triomphal.

Les contradictions qui agitent la société indienne sont au coeur de votre roman.

Imaginez le gouffre qui sépare le monde dans lequel vit un paysan des jungles de la frontière birmane de celui d'un cadre supérieur habitant une grande ville. Et à l'intérieur d'une même ville, ces contrastes sont encore très vifs. En deux minutes, mon héroïne peut passer de sa maison au confort tout occidental à des bidonvilles sans électricité ni eau courante... Elle est entourée de femmes qui se sont arrachées aux pesanteurs sociales et culturelles: sa mère travaille, son amante a divorcé et élève seule son fils. Babyji et ses amis feuillettent des magazines "osés" en classe et regardent des adolescents s'embrasser à la télévision. Pourtant, il est toujours très mal vu, pour une fille, d'avoir un petit ami et il est rare que les gens se marient par amour. Les femmes s'émancipent peu à peu, mais nombreuses sont encore celles qui sont battues par leur mari. L'Inde est un pays complexe où l'apparente pudibonderie des moeurs est constamment démentie par ses traditions religieuses ou culturelles. Voyez sa littérature ou certains de ses temples aux abords desquels trônent des symboles phalliques et qu'ornent d'explicites scènes d'amour en relief. C'est cette terre de tous les paradoxes que je veux mettre en scène.

Propos recueillis par Patrick de Sinety.

Vu sur le blog des Editions Héloïse d'Ormesson

Abha Dawesar était sur France Inter dans l'émission Cosmopolitaine d'aujourd'hui. Voici le lien pour écouter l'émission:

24 mars 2007

Fallait-il des preuves?

Le cerveau:
le siège de l'orientation sexuelle ?


Le cerveau des lesbiennes et des femmes hétérosexuelles réagirait différemment aux phéromones, suggère une étude suédoise parue dans la dernière édition de Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). La réaction cérébrale des lesbiennes à une hormone féminine ressemblerait davantage à celle des hommes hétérosexuels. « Cependant, les lesbiennes ne répondent pas aux phéromones exactement de la même façon que les hommes hétérosexuels », précise le Dr Ivanka Savic (Stockholm Brain Institute).

« Ces données suggèrent qu’il y a des différences entre la sexualité féminine et masculine » ajoute Savic qui, avec ses collègues, ont demandé à 12 femmes hétérosexuelles et 12 femmes homosexuelles de respirer différents concentrés de stéroïdes : l’hcg, un dérivé de l’œstrogène présent dans les urines des femmes enceintes, et l’AND, un dérivé de la progestérone. Les scanners du cerveau ont montré que chez les femmes hétérosexuelles, l’hypothalamus antérieur a réagi à l’AND, alors que l’hcg a uniquement activé la région olfactive. Chez les femmes homosexuelles, aucune de ces deux odeurs n’a activé l’hypothalamus antérieur ; seul la région olfactive a réagi.

Les chercheurs en concluent que ces stimuli produisaient différentes réponses dans l’hypothalamus antérieur selon l’orientation sexuelle différente de la femme. Les résultats confirment également la théorie selon laquelle l’hypothalamus antérieur jouerait un rôle dans les préférences sexuelles.

La même équipe de chercheurs avait découvert, il y a un an, que le cerveau des hommes homosexuels avait une réponse similaire à celui des femmes hétérosexuelles à une hormone sexuelle mâle.

Vu sur Santé-AZ au Féminin

(article de mai 2006) 

Et bien, on s'en doutait un peu que les femmes ne fonctionnaient pas comme les mecs, ni les homosexuelles comme les hétérosexuelles! Combien leur faudra-t-il de certitudes scientifiques prouvant les différences entre les humains pour qu'enfin tous s'acceptent les uns les autres?

Encore heureux que c'est au fin fond du cerveau que se niche la "preuve", car sinon on pourrait bien craindre le pire!... Voyez ce que je veux dire? Il y a bien des dingues qui souhaitent qu'on découvre que l'homosexualité est génétique, comme ça ils pourraient envisager un "traitement"! Je crois qu'on peut dormir sur nos deux oreilles car ces travaux n'aboutissent pas... 

20 mars 2007

Jade Or!

Merci Véro!

 

 Spécial gourmandes et gourmands!


19 mars 2007

Jouissif!

Je suis totalement pour le mariage entre catholiques. Je crois que c’est à la fois une erreur et une injustice que de leur refuser ce droit.

    Le catholicisme n’est pas une maladie. Même si beaucoup de gens les rejettent ou les trouvent bizarres, les catholiques sont des personnes normales et doivent pouvoir jouir des mêmes droits que les autres, par exemple les informaticiens ou les homosexuels.

    Je suis conscient que beaucoup des comportements des personnes catholiques, tels que leur attitude presque maladive face au sexe, peuvent nous sembler étranges. Je sais aussi que l’on pourrait employer des arguments de santé publique, comme leur dangereux et délibéré rejet du préservatif… Enfin je n’oublie pas que beaucoup de leurs coutumes, comme l’exhibition publique d’images de corps torturés, peuvent heurter certains.

    Mais tout cela, qui du reste relève davantage de l’image médiatique que de la réalité, n’est pas une raison pour leur interdire l’accès au mariage.

    Certains affirment qu’un mariage entre catholiques n’est pas vraiment un mariage, parce que pour eux il s’agit d’un rituel et d’un précepte religieux devant leur dieu, au lieu d’être une union entre deux personnes. De plus, étant donné que la procréation en dehors du mariage est fermement condamnée par l’Église, certains considèrent qu’en autorisant le mariage aux catholiques, le nombre de mariages dus aux qu’en-dira-t-on
augmenterait, ou que beaucoup ne se marieraient que par recherche du sexe (que leur religion interdit hors du mariage), augmentant du même coup la violence domestique et la déstructuration des familles.

    Mais il faut rappeler que tout cela ne se passe pas uniquement chez les familles catholiques, et que comme nous ne pouvons pas nous glisser dans leur esprit, nous n’avons pas à leur faire de procès d’intentions.

    D’autre part, ceux qui disent que le mariage entre personnes catholiques n’est pas un mariage, qu’il faudrait trouver un autre nom, ceux-là ne font que dévier le débat vers des questions sémantiques qui ne sont pas l’enjeu essentiel : même si c’est entre des catholiques, un mariage reste un mariage, et une famille reste une famille.


    Et par cette allusion à la famille je passe au deuxième sujet, peut-être encore plus polémique ; j’espère que mon opinion n’apparaîtra pas trop radicale : je défends également la possibilité pour les catholiques d’adopter des enfants.

    Je sais que beaucoup vont être scandalisés par cette position. Il est probable que certains s’exclament sur le mode "Comment ? Des enfants adoptés par des catholiques ? Mais ces enfants pourraient finir catholiques à leur tour !" .

    Voici ce que je réponds à ce type de critiques : s’il faut bien reconnaître que les enfants de catholiques ont une probabilité largement supérieure à celle des autres enfants de se convertir au catholicisme (à la différence de ce qui se passe avec l’informatique ou l’homosexualité par exemple), je viens de le dire et je le répète : les catholiques sont des personnes comme les autres.

    Malgré les opinions de certains, il n’y a pas de preuves concluantes qui démontrent que les parents catholiques seraient moins capables que les autres de bien éduquer leurs enfants ; rien ne prouve non plus que l’ambiance religieuse d’un foyer catholique ait une influence négative sur l’enfant. Et de toute façon, les services d’adoption décident au cas par cas, et leur travail consiste précisément à évaluer les qualités des parents potentiels.

    Pour conclure, et contre l’opinion de certains milieux, je crois que nous devons permettre aux catholiques d’accéder à ces deux droits fondamentaux que sont le mariage et l’adoption. Exactement comme on le permet aux informaticiens et aux homosexuels.

 

Ce texte est extrait d'un post jubilatoire du blog de Mathieu


À la suite de l'arrêt rendu par la Cour de Cassation qui annule le mariage célébré à Bègles entre Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier, ce billet a circulé en Espagne. C'est sa traduction par Mathieu, journaliste français à Madrid: vous pouvez vous en régaler avec délices. Merci à lui.

Elle est bien bonne!

Une amie vient de m'envoyer ceci et je ne peux résister au plaisir de vous le transmettre...
 
Quatre chirurgiens discutent de leur profession dans une salle de repos à l'hôpital.
 
Le premier chirurgien commence : "J'aime avoir des comptables sur la table d'opération. Lorsque vous les ouvrez, tout est numéroté correctement à l'intérieur..." .
 
"Ouais, mais vous devriez voir les électriciens ! Tout est codé en couleur à l'intérieur, impossible de se tromper!" ajoute le deuxième.
 
"Moi, je pense vraiment que les bibliothécaires sont les meilleurs.Tout est classé par ordre alphabétique à l'intérieur" réplique le troisième.
 
Le dernier chirurgien prend la parole: "Nan, nan! Les plus faciles à opérer sont les chefs. Il n'y a pas de coeur, pas de cerveau, pas de couilles, en plus, la tête et le trou du cul sont interchangeables!"
 
Bonne fin de journée! 
 
PS: Qui osera l'envoyer à ses chefs? 

15:25 Publié dans Frivolidad, Rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Faut rigoler!