01 avril 2006
Sidaction: c'est MAINTENANT!
12:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)
30 mars 2006
Vous avez dit dis-cri-mi-na-tion?
Comme ça, en Grèce, les homosexuels sont interdits de service militaire et de carrière dans l'armée? Bon alors, pas de bérets verts à la Gay Pride. Ni bleus non plus. Parce que chez nous, on sait bien qu'il y en a plein, mais chuuuut faut pas le dire...
Pas de soutane non plus puisque l'Eglise ferme ses séminaires aux homosexuels. Pour les femmes c'est fait depuis longtemps, comme ça c'est clair, pas de surprise... Des mères Thérésa lesbiennes, z'en veulent suuurtout pas! L'Abbé Pierre a bien fait son p'tit scandale, mais d'ici qu'on vienne nous dire qu'il perd la tête en raison de son grand âge, il n'y a qu'un pas.
Dans les hautes fonctions, que nous reste-t-il? Ah ben oui, tiens, la politique... Mais là aussi chuuut faut pas l'dire non plus (à part quelques courageux et courageuses qui ont osé à leurs risques et périls, comme Mme Gaspard par exemple, n'oublions pas que ça lui a coûté sa carrière politique tout de même...). Et puis, d'ailleurs, vaut mieux pas non plus être femme ou de couleur dans ce monde-là, ça fait désordre. "Parce que c'est vrai quoi, les noirs et les arabes, c'est bien dans le monde du sport, mais faut pas déconner non plus et les laisser aller partout, hein? Et t'as vu la Mauresmo, elle est barraquée, dis-donc, un vrai mec!" qu'ils disaient tout bas en le pensant tout fort, les cons gens "bien" (ils ne sont pas "bons", ils sont "bien", tout est dans la nuance!)... Comme quoi la Halde c'est un début, mais les mentalités ont bien du mal à changer.
Donc résumons-nous: si tu veux accéder aux plus hautes fonctions de l'Etat, tu es homme et surtout pas efféminé, bien blanc vraiment blanc (note à moi-même, réécouter Muriel Robin), jeune et hétéro. Un tempérament carriériste serait un plus. Compétence en paniers de crabes requise. Pur beur s'abstenir. Intelligence souhaitée mais pas indispensable.
Comment ça je suis amère aujourd'hui? Attendez un peu que je m'énerve!
11:55 Publié dans Etre gay ou lesbienne en 2008, Homosexualité, Société | Lien permanent | Commentaires (1)
Pensée du jour
Enseigner,
ce n'est pas remplir un vase,
c'est allumer un feu.
09:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)
29 mars 2006
Pourquoi ai-je publié cet article? Hein? Pourquoi?
La question: Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?
RENÉ DESCARTES : Pour aller de l'autre côté.

PLATON : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.
ARISTOTE : C'est la nature du poulet de traverser les routes.
KARL MARX : C'était historiquement inévitable.
CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.
HIPPOCRATE : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.
MARTIN LUTHER KING JR. : J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : "Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
RICHARD M. NIXON : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.
NICOLAS MACHIAVEL : L'événement important c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit.
SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.
BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2003", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc...
BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.
GALILEE : Et pourtant, il traverse.
ERIC CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.
CHARLES DE GAULLE : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute !
JACQUES CHIRAC : Parce que je n'ai pas encore dissous la route.
L'EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10 000 F par séance, plus la location d'un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.
BILL CLINTON : Je jure sur la constitution qu'il ne s'est rien passé entre ce poulet et moi.
EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de votre référentiel.
ZEN : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.
JEAN-PIERRE RAFFARIN : Le poulet n'a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.
JEAN ALESI : Je ne comprends pas, théoriquement, le poulet il avait le temps de passer.
NELSON MONTFORT : J'ai à côté de moi l'extraordinaire poulet qui a réussi le formidable exploit de traverser cette superbe route: " Why did you cross the road ? " " Cot cot !" "Eh bien il dit qu'il est extrêmement fier d'avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C'était une traversée très dure, mais il s'est accroché, et..."
RICHARD VIRENQUE : C'était pas un lapin ?
ORANGINA ROUGE : PASKEEEEEEUUUUUHHHH
KEN LE SURVIVANT : Peu importe, il ne le sait pas mais il est déjà mort.
JEAN-CLAUDE VANDAMME : Le poulet la road il la traverse parce qu'il sait qu'il la traverse, tu vois la route c'est sa vie et sa mort, la route c'est Dieu c'est tout le potentiel de sa vie, et moi Jean Claude Super Star quand je me couche dans Timecop quand le truck arrive je pense à la poule et à Dieu et je fusionne avec tout le potentiel de la life de la road ! Et ça c'est beau !
FOREST GUMP : COURS POULET COURS !!!
STALINE : le poulet devra être fusillé sur le champ, ainsi que tous les témoins de la scène et 10 autres personnes prises au hasard, pour n'avoir pas empêché cet acte subversif
GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs ... Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebâtira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats Unis...
La vraie question n'est-elle pas plutôt "Comment le vivre?"
08:35 Publié dans Rire | Lien permanent | Commentaires (0)
27 mars 2006
Mots d'enfants (I)
C'était il y a quelque temps déjà. Nous étions à table et Junior était en train de saloper consciencieusement la nappe tout autour de son assiette comme souvent.
Moi:" Junior, fais attention, la sauce coule sur la nappe, ta manche traîne dans ton assiette, essuie ta bouche ça dégouline sur ton menton, ramasse ton couteau qui-est-tombé-plein-de-gras sous ta chaise en-dégueulassant-ton-pantalon-tout-propre au passage, ferme ta bouche quand tu manges, etc... "
Junior (chougnant):" J'l'ai pô fait exprès " (argument qui a le don de m'irriter GRAVE!)
Moi:" Encore heureux! (Illumination soudaine). Je t'avertis, si tu continues, le jour de ton mariage je te referai tout ce que tu as fait, tout! "(Là je mime Junior mâchant la bouche ouverte, je fais mine de m'essuyer sur ma manche, je renifle bruyamment, j'esquisse un rot, etc...)
Junior (mi-figue, mi-raisin, même s'il est plié de rire):"Aaaarrrghhhh! Non pas ça, pas ça! Je vais manger proprement, regarde!" (et c'est vrai il s'applique, comme quoi quand il veut...).
Et il se marre aussi tant qu'il peut, je vois dans ses yeux qu'il s'y voit déjà. Il m'imagine parfaitement en train de l'imiter, car en bon clown qu'il est lui-même, il me croit sur parole.
Hier, à table en famille, rebelote: de la sauce de poulet partout sur la nappe, des morceaux de légumes poussés par un os facétieux tombent tout autour de son assiette, il veut s'essuyer une main luisante de jus, il rate la serviette et flarf! c'est le pull qui prend!
Moi:"Junior, fais un peu attention, regarde comment tu manges, il y en a partout... Rappelle-toi, le jour de ton mariage, je refais tout, absolument TOUT!"
Junior (les yeux pétillants):" AAAArrrgggh! Non! Pas çaaa!....Oh, et puis de toute façon je dirai aux invités: c'est ma belle-mère, elle est vieille, faut pas faire attention, elle ne sait plus ce qu'elle fait!"
Junior, je t'aime!
10:30 Publié dans Vie de famille ... homoparentale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : On les aime tant!
"Vivons en paix, exterminons discord; Ieunes et vieux, soyons tous d'un accord"
François Villon, Ballades en argot homosexuel, 1455 et 1461.
Ballade IV
Saupicqué frouans des gours arques
Pour desbouser beausires-dieux
Allez ailleurs planter voz marques !
Bevards, vous estes rouges gueux :
Berart s'en va chez les joncheux,
Et babigne qu'il a plongis.
Mes frères, soiez embraieux
Et gardez les coffres massis !
Si gruppés [vous] estes des grappes,
De ces angelz si [gras de lifres]
Incontinant mantheaulx et chappes
Pour l'embou[r]e ferez eclipses ;
De vos farges seres bésifles,
Tout de bout [et] nompas assis.
Pour ce, gardez d'estre [en leur griffes]
Dedans ces gros coffres massis.
Nïaiz qui seront attrappés,
Bien tost s'embrouëront au halle.
Plus n'y vault que tost ne happez :
La baudrouse de quatre talle
(Destirer fait la hirenalle
Quant le gosier est asségis),
Et si hucque la pirenalle
Au saillir des coffres massis.
Prince des gayeuls : [Luez marques],
Que voz contres ne soient greffiz
Pour doubte de frouer aux arques.
Gardez-vous des coffres massis !

Traduction de la Ballade des enculés
Tamponneurs qui cognez de gros culs
Pour avoir vidé les priapes :
Allez ailleurs planter votre poinçon !
Fellateurs, vous êtes de faux passifs :
Bérard-le-fourbe s'en va chez les pigeons
Et biberonne ceux qu'il a trompés.
Mes frères, ayez la bouche engluée de « résine »,
Puis sabrez les derrières fessus !
Si on vous écluse la grappe,
Aussitôt vous éclipserez [dans votre cul] la poutre et le gland
De ces loubards aux lèvre poissées [par votre sperme]
Pour qu'ils vous bourrent.
Vous aurez le train qui vous sifflera,
[Vous serez] sur un bout et non pas enfoncés [dans un séant].
Pour cette raison, protégez-vous de leurs griffes
Au fond de ces gros derrières fessus.
Les niais qui seront attrapés
S'englueront bientôt [le pénis de sperme] à cause d'un tarissage.
Que vous happiez une bite ne vaut pas mieux :
La baudruche pousse [alors] d'équerre
(Quand le gosier est « assiégé »
Il fait s'étirer l'antenne),
Et ensuite elle heurte à votre guichet
A l'assaut des derrières fessus.
Prince des baiseurs : Sucez les plantoirs,
Pour que votre pilon ne soit pas branlé
Sur le soupçon de [vouloir]cogner dans un cul.
Fuyez les derrières fessus !
Pourquoi parler de Villon aujourd'hui?
Parce que Jean Teulé vient de se glisser dans la peau du "mauvais garçon" , débauché sublime, poète maudit... qui nous a laissé la Ballade des pendus, la Ballade des dames du temps jadis, chantée par Brassens, les Ballades en Argot homosexuel, etc...
Et que je brûle d'envie de me l'offrir ce bouquin. (Cf. l'article sur L'Express Livres)
08:50 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1)











