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22 avril 2007

La politique?

C'est pourtant simple!

 Le Petit Pierre revient de l’école et demande à son père :
"Papa, j’aurais besoin de tes lumières. Pourrais-tu me parler de la politique ? J’ai un devoir à rendre pour demain."


Après un instant de réflexion, son père lui répond :
"Bien, je pense que la meilleure méthode pour t’expliquer tout cela est de faire une analogie avec notre famille. Je suis le capitalisme car je nourris la famille. Ta mère est le gouvernement car elle contrôle chaque chose. La bonne est la classe ouvrière car elle travaille pour nous. Toi, tu es le peuple et ton petit frère, c’est la future génération. En espérant que cela puisse t’aider pour ton devoir."


"Merci Papa, dit le Petit Pierre. Je ne comprends pas tout mais je vais y réfléchir."


Dans la nuit, le Petit Pierre est réveillé par les cris de son frère. Il constate que ses couches sont sales. Il se rend dans la chambre de ses parents et essaie de réveiller sa mère sans succès. Il remarque que la place de son père est vide. Il retrouve son père au lit avec la bonne. En désespoir de cause, il retourne se coucher.


Le matin suivant, au petit déjeuner, il dit à son père :
"Papa, je crois que cette nuit, j’ai tout compris à la politique."
"Excellent mon garçon. Et qu’as-tu compris ?"
"J’ai appris que le capitalisme baise la classe ouvrière tandis que le gouvernement roupille, ignorant le peuple et laissant la génération future dans la merde."

Post provisoire, en attendant 20h...

 

Pour l'après 20 heures, une petite blague canadienne!

La différence entre un train et un politicien?

Quand le train déraille, ça le stoppe.

 

Et celle-ci que j'adore!
 

Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.


Seuls les imbéciles peuvent croire que


Nous ne lutterons pas contre la corruption.


Parce qu' il y a quelque chose de certain pour nous:


L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.


Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que


Les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.


Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que


La justice sociale sera le but principal de notre mandat.


Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que


L'on puisse continuer à gouverner


Avec les ruses de la vieille politique.


Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que


Soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences


Nous ne permettrons d'aucune façon que


Nos enfants meurent de faim.


Nous accomplirons nos desseins même si


Les réserves économiques se vident complètement.


Nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que...


Vous aurez compris qu'à partir de maintenant


Nous sommes avec (nom de votre candidat préféré), la "nouvelle politique".

Et maintenant il faut relire ce texte de la dernière phrase à la dernière pour connaître leurs intentions véritables! Hihihi!

19:35 Publié dans Rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Faut rigoler!

20 avril 2007

Le temps de l'égalité des droits

"Le temps de l’égalité des droits",

par Adeline HAZAN.

Adeline HAZAN, Secrétaire nationale aux Droits de l’Homme et Libertés et François VAUGLIN, Délégué national aux questions LGBT, ont publié la tribune suivante le 20 avril 2007.

Pourra-t-on demain, comme dans d’autres pays de l’Union européenne, voir deux hommes ou deux femmes s’unir devant le Maire ? L’évocation de cette simple question semble créer un étonnant traumatisme chez les responsables politiques de la droite et du centre. Pour eux, le mariage serait l’union d’un homme et d’une femme, dans le but unique de procréer. Fin du débat.

Tentons encore, à quelques jours de l’élection présidentielle, de les convaincre du bien fondé de ces réformes de société. Car il est vrai qu’avec le temps, tous se sont accordés à reconnaître que le pacs est une réussite et qu’il ne procède pas de la réponse à une revendication communautariste mais bien de l’évolution cohérente d’une société progressiste. Combien de temps devrons-nous attendre cette fois-ci pour que les faits nous donnent raison et voir la droite changer d’avis, au moins en façade ?

Les doutes sur cette évolution ont d’ailleurs été partagés partout, à droite comme à gauche, dans tous les partis - mais avec des raisons différentes à gauche ou à droite. Dans un tel débat, les dogmes n’ont pas leur place, pas plus que l’invective ou la stigmatisation. On peut être hostile au mariage sans être homophobe, mais son ouverture aux couples de même sexe nécessite tout de même de poser quelques questions.

Cette évolution est le fruit d’une longue réflexion à gauche, allant de la dépénalisation de l’homosexualité en 1982 à la lutte contre les discriminations en 1985, 1989 et 1992, puis arrivant à la création du pacs en 1999. Il est temps aujourd’hui d’affirmer que l’égalité des droits est enfin possible. En amenant le parti socialiste à se prononcer dès le mois de mai 2004 pour l’ouverture du mariage et de l’adoption au nom de l’égalité des droits, nous avons fait le choix du débat et de la concertation pour pouvoir changer la loi.

Aujourd’hui, un pacs est signé pour 3,5 mariages. Pourquoi le pacs a-t-il connu un tel succès ? Ce statut a enfin fait du couple une finalité en soi, car il fallait bien dire dans la loi que l’union de deux personnes n’a pas nécessairement pour seul horizon la transmission de la vie ou du patrimoine. Il fallait cette reconnaissance légale pour dire aussi que tous les couples sont égaux. L’amour qui lie deux personnes n’a pas de sexe, ni d’orientation sexuelle.

Nous avons réfuté à l’époque la voie d’un sous-mariage, tout comme nous refusons aujourd’hui le projet d’union civile proposé par Nicolas Sarkozy et François Bayrou, union factuellement réservée aux seuls homosexuels. Car en créant un statut identique au mariage sauf sur le plan de la filiation, les couples hétérosexuels n’auraient évidemment aucune raison de signer un tel contrat plutôt qu’un mariage.

Ce projet d’union civile donne donc des droits spécifiques à une population particulière. C’est une démarche communautariste, et qui enferme. Il faut le dénoncer fortement car le seul critère de cet enfermement serait l’orientation sexuelle. C’est d’une grande violence symbolique : un sous-mariage réservé aux homosexuels, c’est un sous-statut pour des gens traités comme des sous-citoyens. Il s’agirait alors d’une législation homophobe.

Cette proposition portée tant par Nicolas Sarkozy que François Bayrou insiste sur la différence sexuelle quand l’important est dans le projet de vie. Introduire dans la loi une hiérarchie entre les couples est une attaque sournoise contre notre modèle républicain et un grave recul pour le principe d’égalité.

François Bayrou a voulu faire plus que cela pour mieux marquer sa différence. Dans un mouvement louable de reconnaissance de la situation d’enfants élevés par des couples de même sexe, il propose d’ouvrir l’adoption simple de l’enfant du partenaire - rejetant dans le même mouvement l’accès à l’adoption plénière et s’opposant à l’adoption conjointe par des couples de même sexe ou non mariés.

Cette posture constitue en réalité d’un leurre terrible qui créée une hiérarchie entre les parents. Prenons un exemple parmi d’autres : un couple de femmes conçoit un enfant par procréation médicalement assistée en Belgique. Celle qui porte l’enfant aura un lien de filiation avec son enfant. Si l’autre mère bénéficie d’une adoption simple de l’enfant, elle n’aura qu’un statut révocable qui ne donne que des droits inférieurs en matière successorale. Au final, cette proposition revient simplement à déplacer l’inégalité actuelle, qu’elle soit entre les parents ou entre les enfants. Voilà le résultat lorsqu’on tergiverse avec les droits et que la morale traditionnelle passe avant l’égalité républicaine.

Sur l’homoparentalité, le débat semble habité par les clichés et la raison passe par pertes et profits. Plusieurs dizaines de milliers d’enfants sont élevés par un couple de même sexe : c’est un fait social constaté par l’INED. Cela devrait permettre une évolution des mentalités sur cette question, tant il nous semble scandaleux de maintenir, au nom de dogmes symboliques, une inégalité de droit entre des enfants selon la composition du couple de leurs parents. Car c’est bien de l’intérêt de l’enfant dont nous parlons, et non d’une vision idéalisée et dogmatique de la famille.

Alors posons les bonnes questions, parlons ce langage de la vérité cher à Nicolas Sarkozy. Un homosexuel serait-il par nature inapte à élever un enfant ? L’adoption par une seule personne est possible depuis plus de quarante ans sans que l’orientation sexuelle n’en soit un critère - et nombreux sont les exemples d’adoption par une personne homosexuelle. Va-t-on nous expliquer que ça ne marche pas ?

Un couple homosexuel serait-il par nature inapte à élever un enfant ? Les dizaines de milliers d’enfants élevés par deux hommes ou deux femmes seraient heureux de l’apprendre ! Plus sérieusement, trois cents études sociologiques ont été recensées sur ce sujet en France. Aucune n’arrive à une telle conclusion. Cette question est désormais bien connue et largement étudiée par les spécialistes de la famille et de l’enfant, et tous s’accordent sur le banal constat que les couples de même sexe forment des parents ni pires ni meilleurs que les couples hétérosexuels.

Faut-il un référent masculin et un référent féminin pour élever un enfant ? Alors dépêchons-nous d’interdire les familles monoparentales ! Faut-il concevoir la famille comme un enfermement et méconnaître la réalité pour imaginer que l’enfant élevé par un couple homosexuel serait coupé du monde au point qu’il ne pourrait nouer de rapport affectif avec des personnes du sexe opposé à ses parents ? L’école, la famille, les amis sont autant de viviers dans lesquels l’enfant puise des modèles adultes des deux sexes pour la construction de sa personnalité.

À vrai dire, il est heureux que les questions liées au couple homosexuel et aux familles homoparentales se soient invitées dans la campagne présidentielle, car cela permet aux candidats de préciser leurs conceptions de la famille, du couple, de l’enfant, dans notre société, et de dessiner au passage un vrai clivage gauche-droite.

Au nom de l’égalité des droits, l’ensemble de la gauche est rassemblé sur les propositions portées par Ségolène Royal pour la lutte contre l’homophobie, l’amélioration du pacs, et l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe.

Au nom de la prééminence des symboles, l’ensemble de la droite persiste dans son refus de la reconnaissance du fait social homoparental. Et force est de constater qu’au-delà de l’aggiornamento de convenance sur le pacs, l’UMP et l’UDF donnent une nouvelle illustration de leurs convergences politiques : ils n’acceptent toujours pas cette reconnaissance moderne du couple, l’un et l’autre cherchant en réalité sa disparition.

La solution est pourtant simple : il suffit de reconnaître humblement avec Ségolène Royal que la famille, cellule essentielle de notre société, n’est pas un moule virtuel qui enferme, mais un lieu symbolique, accueillant et ancré dans une réalité vivante, qui se conjugue harmonieusement au pluriel.

Site de provenance: http://www.reformer.fr/article.php3?id_article=273 

 

C'est moi qui ai surligné! 

18 avril 2007

" Reconnaître une lesbienne "

Ca, c'est l'une des requêtes Google qui a mené sur mon blog il y a quelques jours!

Et cette requête a été formulée plusieurs fois!

Ou elle provient d'un hétéro en mal de sensation forte -- à vrai dire c'est ça que j'ai cru en premier d'où une petite colère vite retenue, y a tellement de mecs que ça fait frétiller et qui fantasment sur deux-femmes-ensemble-et-surtout... avec-lui! -- si c'est ça, c'est  "circulez y a rien à voir!"

Ou elle provient d'une hétéro curieuse et qui ne se sent peut-être plus si hétéro que ça depuis que sa collègue de bureau l'émoustille, ou depuis qu'elle sent les regards un peu plus appuyés de sa nouvelle copine Jacquie, avec qui elle a envie de passer tout son temps ces jours-ci et à laquelle elle pense jour et nuit, mais-keski-m'arrive-keski-m'arrive?

Ou, beaucoup plus probable finalement, elle provient d'une jeune, très jeune femme qui s'interroge: " En suis-je une ou pas, à quoi ça se voit, est-ce que ça se voit?" 

Et bien le problème justement c'est qu'une lesbienne ça ne se reconnaît  A RIEN!

Oui c'est vrai, il y a les nanas très masculines, les "butch" anglo-saxonnes, qui jouent au foot et portent des fringues de mec, parfois limite trans ( pour les afficionadas voir Moira/Max), là on change de catégorie, c'est trans hétéro! Oui, il y a les nanas au contraire très féminines et très provocantes, genre "oui mec j'te fais bander? ben désolée mon coco, c'est pas pour toi, c'est pour ma meuf tout ça, variante mes meufs, et t'en auras pas une miette ! ", elles passent un temps fou à se saper et à se maquiller, ce sont les "fem" anglo-saxonnes, dont une grande majorité fait les beaux jours de la série The L Word. Et puis y a les femmes très classiques, look hétéro sport, ou classe, ou passe-partout. Il y a les vugaires, il y a les effacées, les douces, les timides, les quelconques (physiquement... mais souvent si grandes de coeur!), les aigries, les vieilles avant l'âge, les toujours partantes pour une partie de rigolade (toi là-bas qui pensais à une partie de... tsss un peu de sérieux que diable). Bref ce sont des femmes, surtout et avant toute chose DES FEMMES.

Alors souvent vous n'y verrez que du feu et vous ne saurez pas à qui vous avez affaire! En plus, de nos jours, on peut tellement arborer n'importe quelle tenue sans plus attirer l'attention sur soi, et puis les gays et lesbiennes ont aussi tellement influencé la mode qu'on ne sait pas qui est qui. Il y a des femmes hétéros d'allure très masculines et des femmes homos parfaitement indétectables. Nous avons aussi pris tant l'habitude de nous cacher et de passer inaperçues que forcément, vous ne nous voyez même pas! Surtout si vous êtes hétéro!

Pour finir, je vais penser à cette jeune inconnue qui aimerait elle savoir qui elle est ou si la fille qui lui plaît est lesbienne elle aussi, parce que comment donc reconnaît-on les autres, hein? Si tu te regardes bien en face dans le miroir de ta conscience et que tu admets que ton coeur bat pour cette fille rencontrée l'autre jour, et que tu ne rêves plus que de passer tout ton temps avec elle, et de le voir ensemble ce film, et puis encore tant de choses que tu voudrais lui faire partager, et si ton corps vibre à l'idée de la toucher et de l'emmener sur les rives du plaisir - je te fais rougir tu vois bien! -, alors y a pas de doute, toi tu l'es!

Si tu es sincère avec toi-même tu sauras répondre, tu sauras qui t'attire depuis longtemps et qui t'illumine et te fait rêver. Même si tu n'as encore jamais touché une femme de ta vie tu sauras. 

Quant à toi qui aimerais bien savoir si Elle, Elle l'est, branche ton gaydar et observe comment elle te regarde, si elle est troublée en ta présence, et si elle cherche ta compagnie plus que celle des autres. Oui parce que c'est comme pour les hétéros chez nous, les rencontres se font de la même façon et quelqu'un qui te regarde avec insistance et qui aime ta présence, c'est déjà un indice. Et puis cherche en elle un je ne sais quoi de différent, une affirmation d'elle peut-être, une farouche autonomie, tout indice qui te dit qu'elle se vit sans homme et que cela ne lui pose aucun problème, qu'elle est bien dans sa vie comme ça. Déguste vos premiers moments, ils sont uniques et tellement exaltants! A toi de te débrouiller pour la suite, je vais pas te faire tout le boulot non plus!

 

English version (condensed)!*

How to recognize a lesbian? 

It is one of the Google requests which led onto my blog a few days ago! And this request was formulated several times!

Whether it comes from a heterosexual man's fantasm of two-women-together and especially… with him! -- if such the case, let's not give a damn of him.

Whether it comes from a curious heterosexual lady, not so sure to be hetero since she was turned on by a collegue or her new friend, with whom she has been spending so much time those days but-what-happens-to-me-what?

Or, much more probable finally, it comes from a young, very young woman who is questioning herself “Am I one or not, how to see it, am I seen like it?

Well the very problem is precisely that you can't recognize a lesbian.

Yes it is true, some are very mannish girls, wearing guy clothes, short-haired and playing football, they are the Anglo-saxon “butch” lesbians. Sometimes kind of trans (for the afficionadas, see Moira/Max), sometimes they definitely change category, becoming a trans hétéro!

Yes, there are on the contrary very girly and provocative long-haired chicks, kind of “hey man, don't believe you turn me on, sorry my coconut, all this is not for you, it is for my own girl ! ”, they spend an incredible time sticking to fashion and checking their make up, they are the Anglo-saxon "fem" lesbians: cf. The L Word, you'll see a lot of them in action, no I DIDN'T mean especially sex action!

Most lesbian women are like heterosexual, classic or sport, shy or shameless, vulgar, old before age, educated or illiterate, unspecified ones, they look like the way they like it and they are not so different from straight people!

In short they are women, especially and first of all WOMEN.

There are very male women who are full heterosexual and there are perfectly undetectable queer women! We were so long used to hide and pass unperceived as inevitably, you do not even see us! Especially if you are pure traditionalist heterosexuals!

I will think of that young person who would like to know who she is or if that other girl is also a lesbian: the main point to fall in love is how to recognize others, see?

So look at yourself in the mirror of your conscience and then admit that your heart beats for that girl met the other day, and that you mostly dream of spending all your time with her, and to share and do things with her! Moreover, if your body vibrates at the idea of touching her and making her glide on the banks of the pleasure - I've made you blush, haven't I? -, then have no doubt, you are a lesbian and it is NOt a crime! If you are sincere, you will know the answer: who you are attracted by, who illuminates you and makes you dream. Even if you've never touched a woman in your life yet, you will know.

As for you who would like to know if She is it, connect your gaydar and observe how She looks at you, if she is upset in your presence, and if she seeks for your company more than the one of others. Yes, homo affairs are just like hetero affairs: dating occur in the same way and somebody who looks at you insistantly, who likes your being there a big lot, it is already a clue! And then, if you perceive kind of a different attitude, like self-assertion, or perhaps savage autonomy, any clue that indicates that she lives without the need of a man and feels quite good like that, you've got it. Enjoy and taste your very first moments, they are single and so exciting! For the rest of it, I think you will manage perfectly well without my help, won't you?

* Certains posts en bilingue, à partir de today! J'corrigerai les fôootes demain, trop sommeil zzzzzz....