03 décembre 2005
Si vous avez une recette pour lutter contre la connerie, ça m'intéresse!
A quand un statut pour les beaux-parents?
Homoparentalité
Par moments ça me fatigue de compter pour du beurre...
Et encore même pas, c'est pire, je suis trans-pa-rente!
Quand il y a un problème de santé, de scolarité, ou autre, je n'existe pas à leurs yeux!
Le temps que je passe à soigner, éduquer, choyer, jouer, instruire, être présente, à l'écoute, c'est NEANT!
Mais le pire, c'est quand je les entends lui dire "si tu avais été normale, on n'en serait pas là" ou bien "quand on est comme toi, on ne fait pas d'enfants!" ou bien si quelque chose va de travers: "ce n'est pas étonnant vu la situation, ce n'est pas une manière normale d'éduquer des enfants ".... mon stoïcisme naturel et ma tendance à positiver s'effritent dangereusement...
Par moments ça me fatigue de compter pour du beurre...
Et encore même pas, c'est pire, je suis trans-pa-rente!
Quand il y a un problème de santé, de scolarité, ou autre, je n'existe pas à leurs yeux!
Le temps que je passe à soigner, éduquer, choyer, jouer, instruire, être présente, à l'écoute, c'est NEANT!
Mais le pire, c'est quand je les entends lui dire "si tu avais été normale, on n'en serait pas là" ou bien "quand on est comme toi, on ne fait pas d'enfants!" ou bien si quelque chose va de travers: "ce n'est pas étonnant vu la situation, ce n'est pas une manière normale d'éduquer des enfants ".... mon stoïcisme naturel et ma tendance à positiver s'effritent dangereusement...
* LEURS/ILS/LES: désignent tous les emmerdeurs homophobes de nos familles qui ne trouvent rien de mieux à faire que de faire chier tout le monde sous prétexte que, je cite, deux femmes ensemble c'est pas bien!
Et le problème dans tout ça, n'est pas pour nous deux: adultes, nous pouvons les envoyer bouler ou nous en moquer!
Non, LE VRAI PROBLEME, c'est ce que les enfants entendent, ce qu'ils encaissent depuis des années, oui, j'ai bien dit des années!
Ah! l'image de leur mère qui leur est donnée, j'en frémis!
Vivement qu'ils aient l'âge de penser par eux-mêmes...
Et le problème dans tout ça, n'est pas pour nous deux: adultes, nous pouvons les envoyer bouler ou nous en moquer!
Non, LE VRAI PROBLEME, c'est ce que les enfants entendent, ce qu'ils encaissent depuis des années, oui, j'ai bien dit des années!
Ah! l'image de leur mère qui leur est donnée, j'en frémis!
Vivement qu'ils aient l'âge de penser par eux-mêmes...
14:35 Publié dans Société, Vie de famille ... homoparentale | Lien permanent | Commentaires (0)
02 décembre 2005
Elle s'est envolée.
Elle s'est envolée.

Ils disent que tu t'es envolée comme un oiseau!
Tu disais qu'il ne fallait pas pleurer.
Surtout, ne me pleurez pas!
Tu es partie pour le grand voyage.
Tu sais maintenant.
L'indicible.
Le grand mystère.
Le crabe ne te dévore plus.
Enfin tu as retrouvé la paix du corps,
Plus rien ni personne ne te la prendront maintenant.
Petite femme frêle, ton corps abritait un coeur grand comme le monde.
Tu as connu tant de peine pour toi-même
Toi qui ne distillais que la lumière et la vie!
Sans pitié pour les faiseurs de malheur et de misère,
Tu as tout donné à ceux que tu as pris par la main
Pour les sortir des torsions de leur âme.
Ils sont légion ceux que tu as guidés sur leur chemin!
Tu savais rendre l'impossible possible
Pour qu'ils retrouvent leur dignité,
Tu savais donner ce dont les autres avaient besoin.
Je n'oublierai pas l'intensité de ton regard clair.
Tu fus comme une deuxième mère.
Mais toi tu m'as appris à être libre.
10:05 Publié dans Tristesse | Lien permanent | Commentaires (0)
29 novembre 2005
J'aime ses écrits
À quoi reconnaît-on ce que l'on aime? À cet accès soudain de calme, à ce coup porté au coeur et à l'hémorragie qui s'ensuit - une hémorragie de silence dans la parole. Ce que l'on aime n'a pas de nom. Cela s'approche de nous et pose sa main sur notre épaule avant que nous ayons trouvé un mot pour l'arrêter, pour le nommer, pour l'arrêter en le nommant.
Il n'y a pas de connaissance en dehors de l'amour. Il n'y a dans l'amour que de l'inconnaissable.
Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour. Qui a connu l'absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l'approche de leur mort.
Ce qu'on apprend dans les livres, c'est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement plus de temps pour s'atteindre.
Il y a plus de clarté dans les livres que dans le ciel. Il y a plus de clarté dans le sommeil des amants que dans les livres.
Aimer quelqu'un, c'est le dépouiller de son âme, et c'est lui apprendre ainsi - dans ce rapt - combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela: de ne pas être assez volés. Nous souffrons des forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir.
Il n'y a pas de connaissance en dehors de l'amour. Il n'y a dans l'amour que de l'inconnaissable.
Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour. Qui a connu l'absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l'approche de leur mort.
Ce qu'on apprend dans les livres, c'est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement plus de temps pour s'atteindre.
Il y a plus de clarté dans les livres que dans le ciel. Il y a plus de clarté dans le sommeil des amants que dans les livres.
Aimer quelqu'un, c'est le dépouiller de son âme, et c'est lui apprendre ainsi - dans ce rapt - combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela: de ne pas être assez volés. Nous souffrons des forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir.
Pour s'éprendre d'une femme, il faut qu'il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance. Une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d'elle-même comme de vous.
Nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et de rien d'autre.
Nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et de rien d'autre.
Tu es, mon amour, la joie qui me reste quand je n'ai plus de joie.
Citations extraites ds livres de Christian Bobin
09:50 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Pierre Seel n'est plus!
Décès de Pierre Seel : hommage des associations LGBT françaises
Au lendemain du décès de Pierre Seel, la communauté LGBT lui rend un hommage unanime. Seul déporté français pour homosexualité à avoir osé porter témoignage, Pierre Seel est décédé à Toulouse dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’âge de 82 ans.
La quasi-totalité des associations françaises réunies au sein de la Fédération des Centres LGBT, de la Coordination InterPride et de l’Inter-LGBT " expriment leur très vive émotion à l'annonce du décès de Pierre Seel ". Pour elles, " Pierre Seel nous a lègué la mémoire de son martyre à travers qui il était, dans la gentillesse et la disponibilité, nous permettant de savoir qui nous sommes et d'où nous venons, sans toutefois que la Nation lui ait rendu un hommage mérité ".
" Nous nous inclinons devant la peine des enfants, de la famille de Pierre Seel et tenons à exprimer toute notre affection à Eric Feliu, son compagnon de tous les instants qui l'aura accompagné jusqu'à son dernier souffle, ainsi qu'à Jean Le Bitoux avec qui il noua de solides liens d'amitié et d'affection, suite à la création du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH), en 1989, et l'écriture commune du livre "Moi Pierre Seel, déporté homosexuel" (1994, Calmann-Lévy) ", ajoutent les fédérations LGBT.
Le président du Mémorial de la déportation homosexuelle rappelle qu’avec la disparition de Pierre Seel, "on perd notre seul témoin".
En effet, en France, les associations n'ont pu jusqu'à présent retrouver que 207 noms de déportés pour homosexualité dans les archives de l'administration militaire et civile, auxquelles ils ont de grandes difficultés à accéder et aucun de ces déportés n’a jamais publiquement revendiqué son statut à l’exception de Pierre Seel.
L'Etat français a reconnu, pour la première fois, le 26 avril 2001 les persécutions subies par les homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale, dans un discours du Premier ministre d'alors, Lionel Jospin.
Une cérémonie religieuse à la mémoire de Pierre Seel aura lieu lundi à 9H30 en l'église des Dominicains à Toulouse. La famille du disparu souhaite y conserver un caractère privé. Les messages de condoléances peuvent également être adressés au Mémorial de la déportation homosexuelle.
Site sur la déportation homosexuelle
Site sur le film PARAGRAPH 175
08:20 Publié dans Films, Homosexualité, Société | Lien permanent | Commentaires (0)










